


| FLASH TVA N°64 |
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Etudes cliniques & TVA
De nouvelles opportunités pour les hôpitaux et les médecins Contexte Les études cliniques réalisées par les hôpitaux et les médecins à la demande de l'industrie pharmaceutique (marché estimé à plusieurs milliards d'euros) sont traditionnellement considérées par la doctrine administrative belge comme des prestations de services exonérées de TVA. Les sommes perçues par le milieu médical en rémunération de ces études ne sont donc pas soumises à la TVA.
Plusieurs
brèches sont apparues ces dernières années en rapport avec cette exonération de
principe tant au niveau de la jurisprudence européenne que de l'administration
de la TVA elle-même. La dernière en date est la réponse du Ministre des
Finances à la question parlementaire posée le 7 décembre 2009 par le
Représentant Christian Brotcorne au sujet des études cliniques réalisées par
les hôpitaux. Le Ministre y rappelle que les prestations fournies par les
hôpitaux ne sont exemptées de TVA que si elles sont rendues directement aux
malades. Par conséquent, les prestations
fournies par les hôpitaux aux entreprises qui développent et commercialisent
des produits pharmaceutiques, par exemple des tests de médicaments nouveaux,
sont en principe passibles de la taxe. En effet, même si la fourniture aux
patients des médicaments testés s'opère dans le cadre d'un traitement médical,
les prestations dont il s'agit sont incontestablement rendues dans l'intérêt
direct des entreprises précitées.
Commentaires
L'administration d'un médicament à un patient malade, l'observation clinique des effets, l'interprétation des résultats et l'émission, le cas échéant, d'un rapport est toujours un acte médical réalisé par le médecin dans l'intérêt direct du patient. Affirmer le contraire serait en contradiction totale avec le code de déontologie médicale. La nouvelle position de la doctrine administrative visant à soumettre les études cliniques à la TVA n'aurait-elle finalement pas pour objectif non-avoué de lutter contre la fraude fiscale et de faire « remonter à la surface » toute une série de flux financiers actuellement peu clairs entre sociétés pharmaceutiques, hôpitaux et médecins ? Quoiqu'il en soit, la nouvelle position administrative ouvre de nouvelles opportunités aux médecins sur le plan de la TVA. On ne voit en effet pas ce qui pourrait désormais empêcher ces derniers de facturer leurs études cliniques avec application de la TVA. Ils seraient de la sorte considérés comme des assujettis mixtes, ce qui leur ouvrira un droit à déduction partiel. C'est intéressant tout particulièrement pour les médecins qui ont supporté par le passé de la TVA sur les travaux de construction ou de transformation de leur cabinet médical. Ils seraient désormais en droit de revendiquer une révision en leur faveur d'une partie de la TVA ayant grevé ces travaux. Il en ira de même de la TVA grevant leurs frais généraux.
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Belgian VAT Desk est membre de l'Institut des Experts-Comptables et des Conseils fiscaux.